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Le débat sur la Charia
En 2004, Marion Boyd, une ancienne procureure générale de l’Ontario, concluait dans son rapport sur le tribunal islamique, la charia, que les femmes musulmanes ontariennes devaient avoir les mêmes droits que les catholiques et les juives de la province et, par conséquent, avoir recours aux tribunaux islamiques en matière de droit de la famille.
Cependant, plusieurs groupes s’y opposent farouchement. Des femmes musulmanes se prononcent contre parce qu’elles craignent des injustices comme celles subies par leurs consoeurs en Afghanistan et au Pakistan, où elles peuvent être lapidées pour adultère en vertu de la charia. D’autre part, selon certaines féministes, la loi n’accorderait pas assez d’importance à l’égalité des sexes.

Face à ce sujet, TOIst se voit confronté à plusieurs questionnements. Jusqu’où la province serait-elle prête à aller pour accommoder sa population ? Les citoyens sont-ils prêts à être confronté à ce tribunal qui semble préconiser des valeurs opposées à certains principes de la Charte canadienne des droits et libertés de la personne ? Ou alors, n’est-ce pas justement le respect de la diversité que le Canada désire préconiser comme pays ?
Pour conclure, Boyd recommande aussi que :
mediators screen each party separately about issues of power imbalance and domestic violence before they enter into an arbitration agreement.
She also said the government should work with mediators and other professional organizations to develop a standard screening process for domestic violence.
Bien que les intentions Boyd soient légitimes, elle ne semble en aucun cas soulever le débat sur tribunal islamique. Par ces paroles, elle tente plutôt d’erradiquer les caratéristiques qui sont la base de la charia, loi fortement controversé au Canada. Alors, peut-elle vraiment dire qu’elle désire accomoder ces populations si le droit d’utiliser ce tribunal passerait par du cas par cas?






